"Nous sommes en outre ce qu'ils ne sont pas: des révoltés de toutes les heures, des hommes vraiment sans dieu, sans maître, sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme, moral ou matériel, individuel ou collectif, c'est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat) et les amants passionnés de la culture de soi-même".

(Fernand PELLOUTIER - Lettre aux Anarchistes – 1899) => lire la «Lettre aux anarchistes»

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C.G.T.-F.O. - «Les Cahiers Fernand Pelloutier» - C.E.O.

le 10 juillet 2018, l’édition n°11 a été mise en ligne.

POUR NOUS CONTACTER: uas.pelloutier@laposte.net

Brochure numérique gratuite:



«Comment fut élaborée la Charte d'Amiens»

- reproduction intégrale de la discussion du quinzième Congrès national corporatif –

- neuvième Congrès de la C.G.T. - Amiens, du 8 au 16 octobre 1906 -


    «L'Anarcho-syndicaliste»: L’édition n°204mai-juin 2018

Dans cette édition:

p.1: - Et maintenant, passons aux actesMarc HÉBERT.

p.2: Les manœuvres de J.C.Mailly, au congrès de Lille, ont échoué – Marc HÉBERT.

p.2: Deux en un, pourquoi? – Christine.

p.3: «Socialisme politique» contre syndicalisme libre – Georges RIVALIN.

p.4: Naomi après Zaccharie et tous les autres – FURAXISSIMUS.

p.5: Une leçon pour l’avenir – Patrick BROSSARD.

p.6 et 7: Retour sur le 24ème congrès de la CGT-FO – Yvon BOURHIS.

p.8: Nuits blanches et idées noires – du père Cuteur.

pp.9 à 11: Indépendance politique ou libération sociale? Troisième partie: La «particularité» corse – Georges RIVALIN.

p.12: Jean-Claude MAILLY devient senior advisor de la société de conseil de Raymond SOUBIE (communiqué WANSQUARE).

ET MAINTENANT, PASSONS AUX ACTES…



A LILLE, les délégués FO se sont approprié le congrès, en dehors de toute tendance: 250 délégués se sont exprimés sans filtre. C’est la manifestation du syndicalisme libre et indépendant, émanation directe des syndicalistes. Ce qui a été perçu par les «bien-pensants» comme un débat violent n’est que l’expression de la démocratie syndicale, la démocratie du mandat. La liberté et l’indépendance doivent permettre l’expression d’oppositions.


Nombreux sont ceux qui auraient souhaité que la CGT-FO réformiste disparaisse ou, plutôt, qu’elle glisse dans l’accompagnement.



Le syndicalisme libre et indépendant, attaché à la Charte d’Amiens, celui inspiré par Fernand Pelloutier et ses compagnons, continue.



La confédération CGT-FO et son action syndicale et émancipatrice pour toute la classe ouvrière reste intacte, révolutionnaire dans ses aspirations et réformiste dans sa pratique, contractuelle chaque fois que possible pour améliorer la condition des travailleurs.



En votant massivement contre le rapport d’activité de l’ancien secrétaire général, nous avons déjoué toutes les manœuvres d’une partie de l’appareil confédéral et du gouvernement visant à obtenir la collaboration de la CGT-FO à l’ordre socio-économique mis en place par l’Union Européenne.



Mais le travail n’est pas achevé car le mode de scrutin et le secret du vote à l’élection des membres de la Commission Exécutive Confédérale permettent des coalitions contre nature et une sur-représentation de «tendances».


Les membres du CCN votent sur mandat et leur vote doit être rendu public.



Même si la position de FO s’est éclaircie, le danger persiste:



- le gouvernement va encore manœuvrer pour empêcher la mobilisation souhaitée par les militants.



La réaction du ministre de l’intérieur, le soir du samedi 26 mai, reprochant aux manifestants d’être «par leur passivité, d’un certain point de vue, complices des agressions des Black Blocs», en est une illustration.



Tous les arguments sont bons pour que les salariés, étudiants, chômeurs acceptent le règle du jeu imposée par l’Union Européenne: en France, limitation, voire interdiction des manifestations et grèves; en Italie, recours aux marchés «pour apprendre aux italiens à bien voter» (Gunther OETTINGER, commissaire européen au budget).



- la tentation de certaines organisations syndicales est grande d’abandonner le terrain syndical pour le terrain politique; l’appel de certaines organisations syndicales à participer à l’action du 26 mai le démontre.



La commission exécutive de la confédération qui s’est réunie le mercredi 23 mai «dans la cohérence du mandat donné par les 3.500 délégués mobilisés lors du XXIVème Congrès confédéral de Lille, propose aux autres organisations syndicales et de jeunesse de rechercher la plus grande unité possible pour créer dès à présent les conditions d’une action commune et d’un rapport de force interprofessionnel, y compris par la grève».


Cette déclaration marque un net changement d’orientation mais il s’agit maintenant d’en passer aux actes.


Aux militants et aux syndicats de mobiliser pour organiser la résistance, obtenir l’abrogation de toutes les lois de régressions sociales et conquérir de nouveaux droits.



Marc HÉBERT.