"Nous sommes en outre ce qu'ils ne sont pas: des révoltés de toutes les heures, des hommes vraiment sans dieu, sans maître, sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme, moral ou matériel, individuel ou collectif, c'est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat) et les amants passionnés de la culture de soi-même".

(Fernand PELLOUTIER - Lettre aux Anarchistes – 1899) => lire la «Lettre aux anarchistes»

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C.G.T.-F.O. - «Les Cahiers Fernand Pelloutier» - C.E.O.

le 10 juillet 2018, l’édition n°11 a été mise en ligne.

POUR NOUS CONTACTER: uas.pelloutier@laposte.net

Brochure numérique gratuite:



«Comment fut élaborée la Charte d'Amiens»

- reproduction intégrale de la discussion du quinzième Congrès national corporatif –

- neuvième Congrès de la C.G.T. - Amiens, du 8 au 16 octobre 1906 -


    «L'Anarcho-syndicaliste»: L’édition n°207décembre 2018

Dans cette édition:

p.1-2: Éditorial - Marc HÉBERT.

p.2: Toujours prêt! - Jacqueline SALIOU.

p.3: Passer à côté de l'Histoire, ou faire l'Histoire – Alice.

p.4: Lycées, blocage et répression -Simon.

p.5-6: Hors des salons feutrés du Bon-Berger, le 6-12 - Christine.

p.6: Notre protection sociale collective – Christine.

p.7-8: Une stratégie consciente ou des suppositoires – Frédéric.

p.8: La participation, c’est le corporatisme – Alexandre HÉBERT – 1966.

p.8: Mélenchon: un autre palmipède de la mare corporatiste – extrait de son blog.

p.9: Les gaulois réfractaires vous saluent bien! - Bertrand KANBAN.

p.9: Communiqué des organisations syndicales - 6 décembre 2018.

p.10: Dans les salons feutrés du Bon-Berger - Anonyme, dix-huitième siècle.

p.10: Gilets jaunes et vieilles rengaine - la mère Curiale.

p.10: Dans les États-majors - l'père Soreille.

p.11: De la Charte d'Amiens - Yvon BOURHIS.

p.12-13: Indépendance nationale ou libération sociale (6ème partie) - Georges RIVALIN.

p.13: Dans la musette - du père Sessoux.

p.14: Les nuits blanches et idées noires - du père Cuteur.


CONCERTER ET NE RIEN FAIRE, C’EST CHOISIR LE CAMP DU CAPITAL ...

Dans notre dernier éditorial, écrit avant le C.C.N., nous dénoncions l’alliance P.O.I.-Métallurgie qui a abouti à l’éviction de P. Pavageau. Cette alliance de la carpe et du lapin a été suivie d’un combat entre ces 2 groupes pour diriger la Confédération.

Le C.C.N. des 21 et 22 novembre a abouti à l’élection d’Yves Veyrier au poste de Secrétaire Confédéral. élu, mais mal élu: Veyrier: 45,09%, Grolier: 42,65%, Clos: 10,64%, Blanc et nuls: 1%.

Le transfert de voix d’une fédération ou de 3 U.D. de Veyrier à Grolier aurait modifié le résultat des votes.

Le décalage est net entre les votes sur les résolutions lors du dernier Congrès: 96% pour, et les votes du C.C.N. de novembre.

Entre la peste et le choléra, il n’y a pas de choix possible.

Les initiateurs de la démission de P. Pavageau savaient qu’en s’alliant, ils verrouillaient la direction de l’organisation.

Fort de ce constat, une fois les élections passées, il faut s’attendre à ce qu’ils renouvellent leur alliance et se protègent les uns les autres, empêchant toute expertise financière indépendante et surtout l’expression de la base des syndicats.

Aussitôt élu, Y. Veyrier a repris les pas de J.C. Mailly et oublié les résolutions du dernier congrès, notamment sa conclusion:

«Compte tenu de l’extrême gravité de la situation et des risques qui se profilent pour les travailleurs, les droits sociaux, notre modèle social et les valeurs républicaines, le congrès considère que la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle est aujourd’hui nécessaire, y compris par la grève. Il donne mandat à la Commission Exécutive et au Bureau Confédéral pour prendre toutes les dispositions et initiatives dans ce sens, y compris en lien avec toutes les confédérations syndicales, à la recherche de la plus grande unité possible. Il appelle toutes les structures FO, tous les militants, à rester réactifs et mobilisés. Résister, revendiquer, reconquérir».

Aujourd’hui, la colère s’exprime dans la rue. Certes, ce sont des «citoyens et non des travailleurs», comme certains disent pour se justifier de ne pas y participer. Mais les citoyens ne sont-ils pas, en grande majorité, des salariés, des retraités, des chômeurs? Ne sommes-nous pas salariés et citoyens? Si le syndicat ne peut défendre les citoyens, pourquoi en appelons-nous aux citoyens pour rejoindre nos manifestations et pourquoi se revendiquer de la République? Restons entre syndiqués et attendons… le déluge! La revendication du pouvoir d’achat est celle de F.O. mais aussi des «gilets jaunes». Comment peut-on envisager de s’associer à des syndicats qui valident les projets gouvernementaux sur la sécu, les retraites, le chômage, la formation professionnelle et mépriser les hommes et les femmes qui sont dans la rue à crier leur ras-le-bol?

En réponse, alors que les appels de la base se multiplient pour tirer partie de la situation et faire avancer les droits des salariés, la confédération F.O. propose l’extension à tous les salariés de la prime transport!

Mais visiblement Y. Veyrier préfère fréquenter les salons dorés de la République et écouter les paroles lénifiantes de Macron et de ses sbires plutôt que se frotter à sa base.

Au niveau de cette base, un constat s’impose: les citoyens en colère (les «gilets jaunes» et ceux qui les soutiennent représentent 80% de la population) dénoncent le décalage entre leur vécu et les discours de nos dirigeants politiques. De la même façon, les syndiqués FO dénoncent le décalage entre la passivité du Secrétaire Général et du Bureau confédéral et leur propre volonté de se battre pour voir améliorer le sort des salariés.

Nos dirigeants politiques et syndicaux oublient que la lutte des classes est incontournable car elle n’est pas un concept mais une réalité et que, nécessairement, ceux qui l’ignorent s’exposent à être renversés.

Sans prédire la suite des évènements, il faut constater que tous les ingrédients d’une situation révolutionnaire sont présents et que les militants syndicalistes doivent choisir leur camp.

Concerter et ne rien faire, c’est choisir celui du capital.

A l’heure actuelle, le gouvernement dramatise la situation à outrance par le biais des médias et appelle les forces politiques et syndicales, le patronat, à l’Unité Nationale.

Rentrer dans cette logique, c’est renoncer à la lutte des classes, c’est trahir la classe ouvrière et accepter le coup d’état.



Marc HÉBERT - 8 décembre 2018



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En pages 15 et 16 de cette édition, il aurait pu y avoir… faute de place voici les deux pages qui n’ont pas été imprimées:



Le tableau des votes des représentants des organisations au C.C.N. pour l'élection du Secrétaire général de la C.G.T.-F.O.